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Oxygénothérapie

Oxygénothérapie

Définition

L’oxygénothérapie, appelé aussi oxygènothérapie normobare, désigne un traitement médical visant à apporter de l’oxygène par les voies respiratoires, de façon à rétablir ou maintenir un taux normal d’oxygène dans le sang. Le traitement par oxygénothérapie peut se dérouler en milieu hospitalier ou à domicile. On la dit « normobare » par opposition à l’oxygénation hyperbare qui se pratique en caisson hyperbare.
L’oxygénothérapie normobare consiste à administrer de l’oxygène par l’intermédiaire d’un dispositif médical pour corriger une hypoxémie (diminution de la quantité d’oxygène transportée dans le sang) ou une hypercapnie (présence excessive de CO2 dans le sang).

Modalités de traitement

  • Insuffisance respiratoire aiguë : l’apport d’oxygène est une urgence. Elle nécessite une hospitalisation, et la poursuite de l’oxygénothérapie jusqu’à l’amélioration clinique.
  • Insuffisance respiratoire chronique : l’hypoxie s’installe généralement progressivement. L’oxygénothérapie est indiquée à partir d’un seuil de PaO2 fixé à 55 ou 60 mmHg. La durée minimale d’administration est de 15 h/j, dont la nuit. Le bénéfice sur la survie est lié à l’effet protecteur vis-à-vis du développement d’une hypertension artérielle pulmonaire. On parle d’oxygénothérapie longue durée (OLD).
  • Désaturation à l’effort : lors des atteintes interstitielles et de l’emphysème, il existe une hypoxie d’effort qui peut être majeure, limitant l’activité, voire menaçant la vie. Une oxygénothérapie de déambulation, liquide ou par concentrateur portatif, est prescrite, adaptée selon le test de marche de 6 minutes.

Oxygénothérapie court terme et long terme

En oxygénothérapie court terme ou long terme, le professionnel de santé prescrit la source d’oxygène la plus adaptée. Elles ont toutes une efficacité équivalente2 et la source d’oxygène sera choisie en fonction de différents paramètres :

  • la pathologie.
  • la déambulation du patient (durée, fréquence).
  • ses besoins en oxygène.
  • la prescription d’oxygène avec le mode d’administration.
  • les spécifications techniques du dispositif médical.
  • Les dispositifs médicaux pour le traitement par oxygénothérapie comportent une source d’oxygène (concentrateur, bouteille ou réservoir) reliée à un masque ou une lunette à oxygène.

LES DIFFÉRENTES SOURCES D’OXYGÈNE

On distingue plusieurs sources permettant d’administrer l’oxygène :

  • concentrateur d’oxygène en poste fixe ou extracteur : permet de concentrer l’oxygène contenu dans l’air ambiant, et de le faire inspirer directement par le malade. Cet appareil, nécessitant une alimentation électrique est généralement utilisé au domicile du patient.
  • concentrateur portable (à l’épaule ou sur roulettes), qui agit comme le concentrateur fixe, alimenté par une batterie, et peut être utilisé à l’effort, sans les contraintes de ravitaillement de l’oxygène liquide.
  • bouteille d’oxygène médical ou bouteille d’oxygène gazeux : comprimé à une pression de 200 bars, l’oxygène est stocké dans des bouteilles spéciales dans sa forme gazeuse. Ce dispositif est aujourd’hui rarement utilisé.
  • réservoir cryogénique ou une cuve d’O2 liquide : permet une plus grande autonomie au patient et lui permet de se déplacer hors de chez lui. Le système se compose d’un réservoir fixe, contenant de l’oxygène sous forme liquide, et d’un réservoir portable léger, que le patient remplit lui-même. Le patient est régulièrement ravitaillé par la société qui l’équipe (remplissage de la cuve)
    Aucune source d’oxygène n’est plus efficace ou supérieure à une autre. Elle est choisie en fonction des besoins de déambulation du malade et de ses besoins en oxygène.